Un retour de Belgique sur le dernier (à ce jour) roman de Francis Mizio : « Ces mots dit volatils »
Il se passe que j’ai depuis toujours quelques lecteurs fidèles en Belgique, pays maître en terme d’absurde, de non sens, d’humour, d’auto-dérision au travers de multiples formes artistiques (littérature, cinéma, peinture, photographie…) avec des autrices et auteurs, des artistes de tous genre réjouissants. Le surréalisme n’est pas belge pour rien. (Constat que j’ai d’ailleurs exprimé maintes fois sur VIS COMICA mon site spécialisé sur la littérature et les écrits satiriques et/ou humoristiques,) Je dois sans doute entrer en connexion avec leur sensibilité.
Parmi ces lecteurs fidèles, il y a Guy L. grand lecteur, qui m’a envoyé un courriel ce 6 mars 2026 au soir après avoir lu mon dernier roman à ce jour « Ces mots dits volatils ». Un courriel qui fait du bien quand on doute de ce qu’on fait, et à quoi bon écrire et tenter de publier aujourd’hui.
Entre ses mots, mes réponses sont publiées ici en italiques et en marron.
FM
Bonjour Francis,
Je prends quelques instants pour mon retour sur ton dernier opus ‘small talk’. (…) Bon, l’ouvrage est plaisant, il mérite d’être lu et que cela se partage ! Les problèmes de typo sont finalement assez minimes et vite oubliés.
Bonjour Guy,
Merci — vraiment — infiniment pour ce mail, car tu es le premier et le seul à me faire un retour sur ce bouquin. Je ne vérifie pas pour ne pas déprimer, mais je pense que si j’en ai vendu une vingtaine, ce doit être un maximum. J’en étais à me dire que le sujet n’intéresse pas, que ceux qui auraient lu se sont ennuyé (fort possible), etc. Bref, un raté. Outre que c’est de l’auto-édition à coquilles à oublier, vendu chez le diable, et que cela n’aura fait que me défouler… Mais si ça n’aura plu à même qu’un seul, alors c’est déjà une réussite. Donc encore merci. Je suis gourmand de retours, même sévères, mêmes très critiques… Ça m’aiderait. Hélas, il est exceptionnel d’en avoir.
L’entrée sur le sujet est assez directe, et il s’ensuit une période déroutante car on s’attend à une action qui est sans cesse repoussée sous des prétextes de documentation… et un moment cela en devient même une ode à la procrastination et c’est assez jouissif… tu nous as bien menés !
Et comme dans toute procrastination, vient le moment où on doit faire face à son destin… Les pages se dévorent avec palpitation…
La rencontre avec le King du Small Talk est admirable… on ne s’attendait pas à ce flot quasi naturel de paroles… et là, sous un coup digne des tragédies, la fuite et la fin du bouquin (forcément une telle fuite ne pouvait se terminer en opéra ou plus les comédiens meurent, plus leur agonie est prétexte à des chants…)
En fait, il y a eu un problème dont je me suis rendu compte assez tôt : si Ladislas rencontrait et interviewait Bonnet tôt (ce qui était le projet initial, raconter les interviews, la vie de Bonnet, et des pages du guide que j’ai finalement mises sur le web en Ultimate Small Talk Database), le bouquin serait à 70 % composé de small talk et ce serait insupportable. Donc il me fallait éviter le corps même du sujet… D’où la procrastination. L’évitement de Ladislas est somme toute aussi le mien 🙂
Joli coup littéraire !
Merci.
– même si je regrette de voir Ladislas être désarçonné si rapidement.
Difficile d’aller plus loin… le small talk est si ennuyeux. Il étouffe le monde, je ne pouvais étouffer encore plus le lecteur. Je me suis posé la question d’aller au-delà (Ladislas se débattant, affrontant la bête, accouchant tout de même de son bouquin), mais je me suis dit que la farce avait assez duré.
Je regrette un peu le jeu de mots du titre… qui fait un rien potache,
Ah zut. Jen étais vraiment content de mes maudits volatiles ! Bon… C’était, tu t’en doutes bien, une boucle par rapport au psitaccisme médiatique, appuyée par l’image de couverture…
et le résumé de dos de couverture, me semble trop bavard…
Ça survend, certes… Mais on est dans le verbe torrentiel, c’est aussi le sujet 🙂
c’est là un avis personnel.
Au niveau stylistique, l’ouvrage est très agréable, rythmé, instructif, richement illustré de citations (tête de chapitre), de digressions… Le sujet du ‘small talk’ est pertinent.
Que dire d’autre sinon te remercier de m’avoir fait parvenir cet ouvrage que j’ai fort apprécié !
Je t’en prie, avec plaisir.
J’espère qu’il aura un certain public !
Je crains qu’il n’en aura aucun ou ce sera nanoscopique. Voire, pour être lucide, sans éditeur papier (voire avec, vue la durée de vie d’un ouvrage en rayon et la dégringolade des chiffres de lecture) que ma carrière d’écrivant un peu barré soit à jamais derrière moi.
PS : demande à ton AI de te proposer des ‘annonces formats média sociaux’ (je ne sais pas ce que cela peut donner) – mais que l’on puisse en faire un peu de pub sur les médias-sociaux !
Je me suis amusé il y a quelque temps à en générer de la part des médias pour lesquels pige Ladislas : ici
À bientôt
—
Guy L. Brussels
Merci encore de m’avoir lu et pour ton message (d’avoir pris le temps pour tout ça !. Porte-toi bien. (…)
À bientôt.
Amicalement,
Francis
Le saviez-vous ?
Si j'ai bien compris Gaspard Koenig : le niveau des piles des sex-toys baisse que ça fait pitié à ce point chez les LGBTQI+. C'est pas OSEF ! ! (En fait, c'est un effet toxique des sensivity readers.)